Articles

La 5D au service du pilotage opérationnel

Réginald Conan (GCC) a ensuite illustré ces enjeux à travers un cas d’usage concret autour de la 5D, intégrant aux maquettes 3D les dimensions temps et gestion des ressources. Cette approche permet de croiser données de planning, d’avancement et de coûts afin d’améliorer le pilotage opérationnel des projets.

L’objectif est clair : collecter, analyser et visualiser les données pour mieux anticiper les écarts, s’adapter aux réalités du terrain et accompagner les équipes chantier dans leur façon de travailler. L’utilisation d’outils de visualisation et d’analyse, tels que Power BI, facilite la lecture des données et leur appropriation par les équipes opérationnelles.

Le DOE et la valeur de l’information

La question du Dossier des Ouvrages Exécutés (DOE) a ensuite été abordée par Charlotte Lecornué (GCC). Elle a rappelé que la valeur du BIM ne réside pas uniquement dans la représentation graphique en 3D, mais avant tout dans la qualité, la structuration et la fiabilité des informations contenues dans la maquette.

Cette étape reste un enjeu majeur, notamment en raison des difficultés rencontrées dans la mobilisation de l’ensemble des acteurs, en particulier certains sous-traitants. Pourtant, un DOE bien structuré constitue un socle essentiel pour les phases ultérieures d’exploitation et de maintenance.

Vers une maintenance orientée préventif

Enfin, Roland Costeceque (SNCF) a élargi la réflexion aux enjeux de maintenance et d’exploitation des ouvrages. Il a mis en avant l’importance d’une gestion des données orientée vers le préventif plutôt que le correctif, en s’appuyant sur une meilleure exploitation des informations disponibles tout au long du cycle de vie des infrastructures.

« L’objectif est de faire de plus en plus de préventif et de moins en moins de correctif grâce à une meilleure exploitation des données. »

Cette approche permet non seulement d’optimiser les coûts de maintenance, mais aussi d’améliorer la durabilité et la performance globale des ouvrages.

Des échanges riches, révélateurs de la maturité du secteur

Les nombreuses questions posées par un auditoire particulièrement qualifié ont donné lieu à des échanges riches, concrets et opérationnels. Elles ont confirmé l’intérêt croissant et la maturité du secteur sur les enjeux liés à la gestion, à la valorisation et à l’exploitation des données dans la construction.

À travers ce type d’événement, le Club Agora Construction et Numérique poursuit son objectif d’accompagnement des professionnels du bâtiment dans leur approche numérique, en favorisant les échanges, le partage de connaissances et les collaborations autour des bonnes pratiques.

Le Club Agora Construction et Numérique a pour objectif d’accompagner les professionnels du bâtiment dans leur approche numérique de la construction. Il vise à favoriser les échanges, le partage de connaissances et les collaborations autour des bonnes pratiques du numérique dans le bâtiment.

Le cluster Eco-Bâtiment fait partie du consortium qui rassemble GBA&Co, GCC, Pluralis, Epigram, Ray Formation, Centrale Lyon ENISE, Polytech Clermont.